L’or Fairtrade et le coton ont enregistré des progressions notables l’an passé. C’est, entre autres, ce qui ressort du bilan dressé ce mercredi par l’ONGD Fairtrade Lëtzebuerg.

Petits et légers, ils ont tous les deux rencontré un franc succès. En 2025, les ventes d’or équitable ont quintuplé par rapport à 2024. Cette progression s’explique par une décision. Celle de la Banque et Caisse d’Epargne de l’État (BCEE) de proposer exclusivement des lingots estampillés « Fairtrade » dans les formats 5 et 10 grammes. Comme l’a rappelé Geneviève Krol, la directrice de l’ONGD Fairtrade Lëtzebuerg lors de la présentation du bilan annuel, la banque les mettait en vente « en parallèle de son offre conventionnelle ». Ce choix est « une très bonne nouvelle », a-t-elle commenté en précisant que l’ONG allait voir comment elle comptait continuer et faire progresser ce partenariat. Par ailleurs, deux bijoutières luxembourgeoises travaillent avec cet or issu de mines artisanales certifiées pour la création de leurs bijoux.

Le coton, « l’or blanc », ainsi surnommé par Jean-Louis Zeien le président de Fairtrade Lëtzebuerg a connu une croissance « exceptionnelle » de 102 % en comparaison avec 2024, avec un volume de 126 tonnes. Cette croissance a été soutenue par une opération ponctuelle avec des textiles de maison menée par le groupe Cactus. Pour rappel, en 2020, année Covid, il avait connu une croissance de 282 % et un chiffre d’affaire de 1,65 millions d’euros.

Les filières alimentaires historiques restent toujours aussi dynamiques, d’après l’ONG. Présent sur le marché luxembourgeois depuis 1996, le cacao demeure le produit phare avec 704 tonnes utilisées l’an dernier (+15%). Le volume ne se limite pas aux tablettes de chocolat. La « poudre brune » entre dans la composition de plusieurs produits tels que les pralines au lait, les croissants, les glaces ou encore les produits vendus à Pâques et lors de la Saint-Nicolas.

La confédération helvétique toujours numéro 1

La banane garde les faveurs des consommateurs. Pilier du commerce équitable, elle a été introduite au Grand-Duché en 1999. En 2025, les volumes commercialisés ont atteint les 2353,46 tonnes (+3% par rapport à 2024). A noter qu’une banane sur trois au Luxembourg est certifiée Fairtrade. En outre, 87 % des volumes commercialisés sont aussi certifiés biologiques. Le programme ONLY, qui rassemble huit partenaires du commerce de détail et de la restauration collective, poursuit son engagement en proposant uniquement des bananes estampillés « équitables » et « bio ».

A l’inverse, les ventes de thé, de boissons froides et de riz ont reculé. Dans le cas des roses, 1.056404 tiges et bouquets ont été commercialisés, soit une baisse de 16 % en comparaison avec l’année précédente. Cette évolution intervient dans un contexte de recul plus général du marché des fleurs coupées.

Avec ses 90 euros dépensés par habitants, le Grand-Duché figure parmi les marchés les plus engagés au niveau mondial. La Suisse, demeure la référence internationale avec 119 francs par habitants (près de 127 euros). En revanche, la dépense observée chez nos voisins proches est inférieure à celle enregistré dans notre pays. Elle est de 37 euros en Allemagne, de 29 en Belgique et de 22 en France.

Une offre diversifiée

A noter qu’aujourd’hui, 6572 références certifiées Fairtrade sont recensées sur le marché. Le chiffre comprend les produits proposés par les Boutiques du monde, la grande distribution, les commerces spécialisés mais aussi les références disponibles en ligne, les produits saisonniers ainsi que les articles destinés au secteur professionnel.

Enfin, le chiffre d’affaire a franchi la barre symbolique des 60 millions d’euros. Il est estimé à 61,4 millions, contre 57,2 millions en 2024 et 52,3 millions en 2023. Ce qui représente une hausse de 17 % en deux ans.


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