A la fin du mois d’avril, le patrimoine global net des organismes de placement collectif (OPC) a repris des couleurs par rapport au mois de mars, selon la CSSF, le gendarme de la place financière.

Ce patrimoine s’élevait donc à 4.403,683 milliards d’euros contre 4.149,916 milliards au 30 mars .Ce qui représente une hausse 253,767 milliards d’euros, soit + 6,11% sur un mois. « Cette augmentation représente le solde des émissions nettes positives à concurrence  42,882 milliards d’euros (+1,03%) et de l’évolution favorable des marchés financiers à concurrence  210,885 milliards d’euros (+5,08%) », explique la CSSF dans son communiqué.

Sur douze mois, en revanche, le volume des actifs nets a connu une très légère baisse de 0,03%.

Voici l’évolution des fonds :

Toutes les catégories d’OPC en hausse

Au mois d’avril, on comptait 3,693 OPC contre 3,700 en mars. « 2,422 entités ont adopté une structure à compartiments multiples ce qui représente 13,449 compartiments. En y ajoutant les 1,271 entités à structure classique, au total 14,720 unités sont actives sur la place financière », ajoute la CSSF.

D’après cette dernière, les mesures de soutien exceptionnelles opérées par la plupart des gouvernements et banques centrales à travers le monde pour stabiliser l’économie et les marchés financiers, ensemble avec les mesures de dé-confinement annoncées dans plusieurs pays, se sont traduites par une forte reprise des cours boursiers en avril entraînant à la hausse toutes les catégories d’OPC.

Au niveau des pays développés, les catégories d’OPC à actions européennes et américaines ont réalisé « une performance positive importante en raison notamment des mesures de soutien budgétaires et monétaires, et ceci malgré un ralentissement des activités économiques et des indicateurs précurseurs orientés à la baisse ». « Les perspectives d’un assouplissement du confinement en Europe face à une baisse des nouvelles infections a aussi soutenu les bourses européennes » dit encore le gendarme de la place financière luxembourgeoise.

Les prix des obligations en hausse

Au niveau des pays émergents, la catégorie d’OPC à actions d’Asie a terminé « en territoire positif », après le ralentissement de la propagation du coronavirus dans de nombreux pays asiatiques. Quant aux OPC à actions de l’Europe de l’Est et d’Amérique latine, elles ont  suivi « la tendance fortement haussière, malgré la baisse des prix pétroliers et des développements divergents de la pandémie dans différents pays de ces régions ».

Les programmes de rachats d’actifs des banques centrales européenne et américaine ont permis de « soutenir la liquidité au niveau des marchés obligataires et ont orienté à la hausse les cours des obligations d’État à haute notation », pointe la CSSF. Ces programmes de rachats, associés à un regain d’appétit pour le risque des investisseurs, ont également alimenté une hausse des prix des obligations d’entreprise, et ceci malgré un environnement de risque de crédit accru sur fond de la crise sanitaire.

Nicolas Mackel, le patron de Luxembourg for Finance (LFF) a salué cette hausse dans un tweet :

Les fonds vont mieux depuis le mois de mars 2020. (photo : pexels)