BCEE, BIL, BGL BNP Paribas, Banque de Luxembourg, Raiffeisen, ING et Bank of China ont signé mardi 21 avril avec le ministre des Finances Pierre Gramegna la convention encadrant le régime des prêts garantis par l’État en faveur de l’économie nationale dans le cadre de la pandémie de coronavirus.

Annoncé le 25 mars dans le cadre du programme de stabilisation de l’économie, instauré par la loi du 18 avril, ce nouveau régime permet à L’État de garantir les prêts bancaires accordé aux entreprises « à hauteur de 2,5 milliards d’euros », indique le communiqué du ministère des Finances. Les entreprises pourront solliciter leur établissement financier pour souscrite à un prêt qui pourra « s’élever jusqu’à 25% de leur chiffre d’affaires et qui bénéficiera d’une garantie de L’État à hauteur de 85% », souligne-t-il.

Par conséquent, les banques ayant signé cette convention pourront accorder un plus grand nombre de prêts pour « des montants plus élevés ». Elles conservent tout de même une part de risque de 15%. « En tout, les banques pourront donc accorder des crédits garantis aux entreprises touchées par la crise jusqu’à concurrence de 2,94 milliards d’euros (85% x 2,94 = €2,5 milliards garantis par l’État). Sont éligibles les prêts accordés par les banques aux grandes entreprises, PME et indépendants, y compris aux jeunes entreprises innovantes », qui avaient été oubliées dans un premier temps.

Un prêt d’une banque à une entreprise selon l’ABBL

Selon le texte du ministère ces prêts garantis par l’État s’inscrivent dans l’ensemble de mesures prises il y a quelques semaines par le gouvernement pour aider l’économie fragilisée à surmonter la crise actuellement traversée. Ils sont un « outil subsidiaire » « après recours » à ceux de la Société nationale de crédit et d’investissement (SNCI), de l’Office du Ducroire ou de la Banque européenne d’investissement (BEI). Les banques évalueront elles-mêmes l’éligibilité aux prêts « dans le respect des conditions » prévues dans la convention.

L’Association des banques et banquiers Luxembourg (ABBL) a précisé de son côté dans un communiqué distinct que cela restait « un prêt d’une banque à une entreprise : ce n’est pas un prêt de l’État ». « La garantie de l’État est rémunérée selon un barème qui dépend de la taille de l’entreprise et de la durée du prêt garanti. Cette commission de garantie, perçue par la Trésorerie de l’État auprès de l’établissement prêteur, est supportée par l’emprunteur », dit-elle encore.

Le rôle essentiel des banques pour le pays

Ce régime est complémentaire aux moratoires sur des prêts existants que les établissements de crédit se sont engagés à accorder aux entreprises dans le contexte actuel de crise sanitaire. A noter qu’aujourd’hui, plus de 8 000 moratoires de 6 soit plus de 2,6 milliards d’euros entièrement à la charge des banques ont été accordés aux entreprises du pays.

D’après le ministre des Finances Pierre Gramegna cité dans le communiqué, ce régime de garantie est un « un vrai partenariat public-privé et représente ainsi une des forces traditionnelles du Luxembourg qui a toujours su miser sur le dialogue avec les acteurs économiques ». Il continue en affirmant : « les banques prennent leurs responsabilités et jouent un rôle essentiel pour le pays en vue de renouer avec la croissance économique et à préparer l’avenir ».

Yves Maas, vice-président de l’ABBL (à gauche) et Pierre Gramegna, ministre des Finances ont signé la convention en présence virtuelle des représentants des banques partenaires. (Photo: minfin).