D’après une étude de Schroders, les achats dits « de luxe » sont devenus nettement moins prioritaires pour les retraités au cours des trois dernières années.

Appelée, Global Investor 2020, l’étude a été menée auprès de plus de 23 000 personnes investissant depuis 32 pays dans le monde. Elle révèle que 7 % des retraités ont donné la priorité aux dépenses de luxe (voiture, voyage par exemple) contre 24 % en 2017, explique un communiqué de Schroders. Il en ressort aussi que 21 % des personnes interrogées préfèrent « réinvestir leur revenu disponible dans leur épargne-retraite, ce qui représente une forte hausse par rapport au résultat de 5 % enregistré il y a trois ans ». Seulement, 26 % des retraités souhaitent investir dans un autre type de véhicule de placement comme les actions, les obligations ou les matières premières.

Si les retraités interrogés accordent plus d’importance aux régimes de retraite existant, c’est par ce qu’ils craignent que leur revenu soit insuffisant, selon l’étude. Les investisseurs belges, taïwanais et japonais sont les premiers à s’inquiéter de percevoir des revenus insuffisants pendant la retraite. « Ceux de la Russie, du Chili et du Canada étaient les moins susceptibles de se préoccuper d’avoir suffisamment épargné », souligne la société de gestion d’actifs.

Fait marquant : 41 % des actifs s’attendent à travailler le même nombre d’heures hebdomadaires, voire plus, pendant leur « retraite ». De nombreux investisseurs ayant participé à l’enquête ont répondu que « la modification constante des règles relatives à la retraite par leur gouvernement entravait leur capacité à épargner, les investisseurs thaïlandais, autrichiens et chinois étant les plus désillusionnés ».

Quant à l’épargne-retraite, elle reste stable à 15,2 %. « 55 % des personnes interrogées dans le monde s’accordent à dire que les seules dispositions de l’État ne suffiront pas à leur assurer une retraite viable. Plus précisément, les investisseurs américains sont les premiers à épargner à 16,8 %, contre 13,8 % en Europe », pointe Schroders.

Sur une note positive, l’épargne-retraite constituée par les investisseurs à partir de leurs revenus reste stable à 15,2 %. Néanmoins, 38 % déclarent ne pas comprendre les options d’épargne-retraite disponibles. De fait, ceux qui se classent comme des investisseurs « experts » ou « avancés » sont plus susceptibles de manifester cette incompréhension (41 %) que leurs homologues de niveau « intermédiaire » (35 %) et « débutant/rudimentaire » (39 %).

Les retraités sont presque deux fois plus susceptibles que les personnes actives de penser que les fonds durables ne généreront pas de rendements plus élevés, selon l’étude de Schroders. (photo: pexels)