D’après les derniers chiffres du Statec, le temps de travail baisse tandis que son coût augmente.

En 2022, la durée du travail a continué son rebond entamé un an plus tôt mais, selon le dernier Conjoncture Flash du Statec, il reste 1 à 2 % en-deça des niveaux de 2019. Pour 2023 et 2024, l’institut de la statistique parie sur un « nouveau tassement » à -0,7% puis -0,3%.

En moyenne, un salarié a travaillé 33 heures de moins en 2022 qu’en 2015. Cette baisse est toutefois moins importante que dans les pays voisins. En Allemagne, elle est de -42 heures mais supérieure à la moyenne de la zone euro (-24 heures) et aux « quasi stagnations » enregistrées en Belgique et en France (respectivement -3 et -1 heures). Si on regarde dans le détail, la durée du temps de travail a reculé dans l’industrie (-71 heures depuis 2015), le commerce, le transport et l’horeca (-55 heures), la construction (-43) et le secteur public (-29).

Un coût salarial moyen plus important dans la restauration

A noter que le temps de travail moyen a « presque stagné » sur cette période dans le secteur financier et les services aux entreprises. Il demeure plus élevé au Grand-Duché que dans les pays voisins, à cause de la durée légale mais aussi à un moindre recours au temps partiel.

Dans sa publication, le Statec observe une augmentation du coût salarial moyen (CSM) de 6,5% sur un an au 1er trimestre 2023. En Europe et dans les pays limitrophes, elle dépasse les 5%. L’indexation des salaires y a le plus contribué avec les tranches d’avril 2022 et de février 2023. En comparaison par secteur, c’est l’horeca qui se hisse à la première place avec une hausse de 15,3%. Pour les activités financières et d’assurance et les activités mobilières, elle est de 3,5% chacune.


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