Une étude menée par la société Janus Henderson sur les attitudes des différentes générations à l’égard des investissements et de l’IA révèle, entre autres, que cette dernière est à l’origine d’un fossé numérique et générationnel.

Le monde est confronté à un défi majeur : le vieillissement rapide de la population. La proportion des plus de 65 ans dans le monde passera à 16 % en 2050, ce qui entraînera une baisse du dépendance à savoir, le nombre de personnes actives par retraité. Une question qui est d’ailleurs d’actualité au Luxembourg. Selon le gestionnaire d’actifs Janus Henderson, «les gains de productivité et d’efficacité sont donc plus que jamais nécessaires. L’intelligence artificielle peut jouer un rôle clé à cet égard ». « Alors que l’on suppose souvent que les jeunes générations adoptent plus rapidement la technologie et le développement durable, les recherches montrent que les préférences sont plus nuancées d’une génération à l’autre », pense la société.

Afin d’« améliorer ces connaissances », la firme dit avoir mené une enquête auprès de 500 participants au Royaume-Uni en collaboration avec l’université de Liverpool. Dans le détail, cette recherche passe sous le crible les attitudes de la génération Z, des Millennials, de la génération X et des Baby-Boomers – à l’égard de la durabilité, des choix financiers, du comportement d’achat, des préférences en matière d’investissement et de l’interaction avec les nouvelles technologies telles que l’IA», détaille Allison Porter, gestionnaire de portefeuille.

Plusieurs points en ressortent. Premièrement, chaque génération a ses propres attitudes et préférences. Il s’avère que « les baby-boomers sont soucieux de l’environnement, tandis que les milléniaux sont férus de technologie et fortement axés sur le développement durable ». Ces observations sont aussi en étroite corrélation avec le niveau d’éducation et le revenu. « Des revenus plus élevés et une épargne plus importante, par exemple, vont de pair avec une plus grande sensibilisation à l’environnement. En outre, les femmes semblent plus souvent influencées par les questions environnementales dans leur planification financière », pointe Janus Henderson.

Deuxièmement, les milléniaux sont les plus préoccupés par le développement durable et sont plus enclins à acheter des produits durables et à payer plus cher pour des marques telles que les véhicules électriques. « La génération Z partage cette préférence », souligne le gestionnaire d’actifs. Les baby-boomers et la génération X sont « moins disposés à payer un supplément », bien que les baby-boomers soient plus soucieux de l’environnement que la génération X. Chaque génération a des caractéristiques uniques.

Troisièmement, les investissements socialement responsables (ISR) sont populaires « dans toutes les générations, mais à des degrés divers ». En fait, les milléniaux et la génération Z sont « plus susceptibles de voir leurs finances influencées par les questions environnementales (66,2 %) ». Pourtant, les rendements financiers semblent être importants pour tous les groupes, même si l’entreprise ne donne pas la priorité au développement durable. Cela semble contradictoire avec leur engagement fort en faveur des objectifs environnementaux.

Quatrièmement, l’intelligence artificielle est à la fois à l’origine d’un fossé générationnel et numérique. « Les générations plus âgées sont plus préoccupées par l’utilisation de l’IA, tandis que les Millennials et la génération Z sont plus confiants et ouverts aux innovations telles que les robots-taxis », observe-t-il. Les plus jeunes voient dans l’IA une opportunité d’emploi futur et associent l’IA aux transports et aux soins de santé. En revanche, les personnes plus âgées se concentrent davantage sur la perturbation du commerce électronique et de l’éducation, mais voient également un potentiel dans l’industrie. Enfin, c’est le courriel, et non les médias sociaux ou la poste, qui s’avère être « le moyen de communication le plus populaire parmi toutes les générations ». Malgré les différences de parcours numérique, tout le monde est connecté à sa boîte de réception, ce qui montre que la communication numérique est en train de devenir universelle.

Pour les investisseurs à long terme, il est essentiel de comprendre la dynamique générationnelle et les préférences sous-jacentes. En anticipant l’adoption des technologies, les tendances en matière de durabilité et l’impact de l’IA, les investisseurs peuvent mieux évaluer les opportunités et les risques futurs.

En savoir plus :https://www.janushenderson.com/social/article/keeping-it-real-as-the-ai-opportunity-set-broadens-out/

 


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